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Un face à face Inter-générationnel sur le Water-Polo de haut niveau avec Florian Bruzzo et Arnaud Bouët

Pour cette deuxième émission PERFORM’ dans les studios de Radio Sports, TOPSEC a choisi deux invités d’exception pour un face à face intéressant entre deux générations du water-polo français :
Arnaud BOUET ancien joueur de l’équipe de France, a participé aux jeux de 1988 à Séoul, aux côtés de Thierry ALIMONDO, Président et fondateur de TOPSEC. Il est aujourd’hui à la tête d’un cabinet d’architecture spécialisé dans le sport et prend la parole face à Florian BRUZZO, sélectionneur de l’Equipe de France actuelle de water-polo.
Une interview exclusive où chacun dévoile les secrets de leurs reconversion. Une vocation, un objectif de carrière évident, ils ont toujours gardé cet objectif en tête alors qu’ils étaient athlètes de haut niveau.

Episode Perfom by TOPSEC avec Florian BRUZZO
Episode Perform by TOPSEC avec Florian Bruzzo et Arnaud Bouet

Deux parcours bien différents pour une passion commune

Avec un parcours assez classique, Arnaud BOUET a réussi à conjuguer ses études d’architecture alors qu’il était dans l’équipe de France, pour fonder son cabinet : BVL architecture, spécialisé dans les infrastructures sportives (piscines). Toujours passionné de water-polo il a continué de s’impliquer au sein du Racing Club de France et a cessé de jouer il y a tout juste 6 mois.  

De son côté, Florian BRUZZO a commencé le water-polo assez tardivement en comparaison aux sportifs de haut niveau, en fin de primaire. Ce n’est qu’en fin de seconde, qu’il s’entraina plus intensément.

Le métier de coach a toujours été une vocation pour Florian qui a poursuivi des études de STAPS. Même lorsqu’il était joueur pro, il a toujours entrainé.

« Quand j’avais du temps libre, j’allais entrainer les enfants, ça m’a toujours  plu. J’entraine depuis que j’ai 17 ans. […]« C’était un pari un peu risqué, un peu fou. Je viens d’une famille absolument pas sportive, qui ne comprend pas du tout le concept d’être payé pour jouer avec un ballon. » explique-t-il

D’une autre génération, il a tout de même suivi le parcours d’Arnaud  BOUET et Thierry ALIMONDO au sein de l’équipe de France et notamment leurs participations aux jeux de Séoul et Barcelone. Florian a débuté sa carrière en tant qu’entraineur de l’équipe de France avec les hommes. Après Rio, il est devenu responsable de l’équipe féminine pendant 5 ans jusqu’à Tokyo puis il est retourné avec l’équipe masculine.

L’importance de la cohésion au sein de l’équipe

Dans notre émission Perform’ l’accent est mis sur le parallèle entre la vie de sportif de haut niveau et le monde de l’entreprise. On remarque notamment beaucoup de similitudes. La communication est par exemple fondamentale des deux côtés et les attentes doivent être réciproques. Il est important de fixer le cadre, les objectifs qu’ils soient communs ou individuels, ce qu’on attend d’eux en terme de comportement.

« C’est une alchimie qui doit petit à petit s’agréger, après dans l’animation des stages, des séances d’entrainement, dans le coaching, le management on doit aussi favoriser tout ça, la mettre en place. On met en place les conditions pour que ça se réalise mais c’est aussi aux athlètes, aux joueurs, de donner du leur pour que ça se réalise et que cette somme d’individus devienne forte et solide, où les garçons ont plaisir à jouer ensemble, à se retrouver. »

L’accompagnement des joueurs de haut niveau dans leurs reconversions.

Le staff de l’équipe de France est constitué de préparateurs physiques, préparateurs mentales, médecins, psychologues et de kinésithérapeutes. Alors qu’à l’époque d’Arnaud BOUET et de Thierry ALIMONDO c’était le médecins ou le kiné qui jouait le rôle de préparateur mentale

«  Je regrette qu’on n’ait pas eu de préparateur mental, je pense qu’aux jeux ça nous a manqué »

« On est arrivés, l’équipe de France n’était pas qualifiée depuis 28 ans. Aux qualif précédentes on s’était loupés. Et quand on est arrivés à Séoul on avait l’équipe pour faire 5 -6èmes, au final on fait 10ème, ce qui n’est pas bon mais le jeu était pas là alors qu’on avait l’équipe donc un préparateur mental ça nous aurait fait du bien » se remémore Arnaud.

Quand le passé d’athlète facilite la carrière

Le passé d’athlète professionnel impacte leur carrière aujourd’hui puisqu’ils ont appris la culture de l’équipe et se sont habitués à travailler en groupe. Ne jamais lâcher comme dans le sport de haut niveau est ce qui a aidé Arnaud dans les concours. Quand tout le monde échouait  il a tout donné pour passer et réussir.

Arnaud BOUET, architecte dans le milieu scolaire et le logement s’est ensuite dirigé sur le domaine sportif avec la construction de piscines. Désormais son agence fait partie du top 10 des agences spécialisées dans les piscine publiques.

Le cabinet d’Arnaud a d’ailleurs construit l’INSEP, centre international d’entrainement des sportifs de hauts niveaux.

A l’approche des jeux : anticipation et préparation

Difficile de réaliser une interview sur le plateau de Radio Sports sans abordé les jeux de cet été.

« On l’aborde avec beaucoup d’enthousiasme, beaucoup d’envie et d’impatience […]  Ça reste une compétition sportive avec des nations qu’on connait, il y aura forcément un enjeu émotionnel autour de ça, un supplément d’âme parce que c’est à Paris » explique Florian

Il faut trouver la balance entre ce qu’on peut trouver et ce que ça peut enlever si on ne l’aborde pas de la bonne manière. Les performances
aux championnats du monde ont mis en lumière l’équipe de France de water-polo.

« Sans performance il n’y a pas de lumière » affirme Arnaud

 

Les résultats de l’équipe ont mis sous les feux des projecteurs l’Equipe de France. Soudainement, le water-polo et les résultats de l’équipe intéressent plus de personnes et médias. Cela leur a permis de rejoindre l’agence nationale du sport, ce cercle de haute performance donnant accès à plus de facilités et de portes, plus de médiatisation et de vues.  

Le fond de dotation du water-polo

A l’approche des jeux, le fond de dotation a été mis en place afin d’apporter du soutien à l’ équipe de France. L’objectif était de rallier tous les anciens grands joueurs du water-polo de toutes époques confondues autour de ce projet 2024 afin d’accompagner et aider l’équipe de France, peu importe la manière : financièrement, en partage, en temps. L’idée restait de fédérer toute la communauté du water-polo autour de ce projet.

« Peu importe la façon dont ils nous aident, c’est aussi ça qui a fait qu’on a eu les résultats il y a quelques semaines qui étaient bons et qu’on espère avoir une médaille en 2024 » explique Florian

L’équipe se retrouvera le 13 mai en stage à Canet. Même durant cette année très particulière, les joueurs restent en majeure partie avec leurs clubs régionaux respectifs. Ils sont seulement 100 jours par mois avec l’équipe national.

« Les résultats de l’équipe national sont le fruit du travail commun des joueurs dans leurs clubs »

« Les clubs ont accepté de faire ces phases finales de championnats plus tôt pour permettre aux joueurs de s’entrainer plus tôt pour les jeux. » explique Florian

Nous suivrons de près l’Equipe de France sur nos réseaux sociaux et avons hâte de voir le fruit de leur travail en juillet.